Jeudi 8 juin 2006

 

Qui ne s'est jamais demandé quelle grosse moche (la mouche) avait piqué ce connard pour qu'il se pende au bout d'une serviette en éponge à la poignée de sa porte?

A 33 ans, il a fallu qu'il copie toutes les étoiles qui se sont légendifiées grâce à une mort précoce. J'avais déjà eu un coup de foudre pour la fin brutale et angoissante de JFK. Un gros haut- le- coeur lorque Balavoine avait été foudroyé dans son hélico; et je demandais souvent à mon père comment Cloclo et Dalida étaient morts.

Donc, en 1998, Hide finit par rejoindre mon panthéon de héros. J'avais flashé sur Dice, mais je l'ai adulé grâce à son suicide. Truc d'ado compléxée et obsédée par une image fantasmée de la mort. La mort, c'est un prolongement de la vie. Il ne restera que leur souvenir flamboyant dans les tablettes et les mémoires. Ils seront jeunes à jamais. Ils seront à jamais au top de leur carrière. Qui sait si Hide n'aurait pas commencer à ramer artistiquement et à produire de la merde avant de s'arrêter définitivement pour se consacrer au bizness lucratif des maisons de disques?

La mort cristallise et fige dans l'éternité. Du statut de simple mortel, Hide est devenu immortel. Une icône du rock qu'on vénère.

 

Par Pink Spider Carin - Publié dans : Qui je suis
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